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Francesco Maglioccola: A la recherche des anciens bâtiments à Wuhan

  

Le 9 mai 2017, par un beau mardi après-midi, nous avons rencontré dans un café près du bâtiment Jianghan Customs M. Francesco Maglioccola, architecte italien et professeur invité de l'Université des Sciences et Technologies de Huazhong.  

Découvreur des vieux bâtiments   

Avant de nous rencontrer, Professeur Maglioccola a tourné avec une station de télévision un documentaire dans le bâtiment Jianghan Customs. Construit dans les années 1920s, c'est un bâtiment symbolique du vieux Wuhan, une architecture ancienne dont l'importance a disparu à nos jours selon notre architecte.  

L’architecture ancienne, c’est tout à fait l’un des principaux intérêts que M. Maglioccola a pour la ville de Wuhan. Pendant la longue histoire de la Chine, pas mal d'étrangers se sont rendus dans la province du Hubei, et certains d'entre eux y ont même construit des bâtiments. La mission de M. Maglioccola est de revisiter ces places, dont certaines ont été détruites ou rénovées.  

C'est un processus de redécouvrir et M. Maglioccola l'a fait avec grande passion. Dans la Rue Yiyuan (arrondissement de Hankou), M. Maglioccola a découvert, après tant de visites et de recherches, que la présente École Primaire de Yiyuan Lu était l'ancien emplacement d'une école italienne. 

"Je me promenais sur la route Yiyuan et voyais le bâtiment. La façade du bâtiment sur la rue Yiyuan est différente de celle sur la rue Dongting. D'un côté, je ne voyais rien d'étrange, mais de l’autre côté, je voyais quelques éléments sortant du mur." a présenté chaleureusement M. Maglioccola son voyage de découverte.  

De cette façon, M. Maglioccola a découvert également à Tanhualin un hôpital fondé par l'église épiscopale américaine. Selon lui, la forme originale d'un bon nombre de bâtiments à Wuhan a été changée, mais à l'intérieur, c'est l'ancienne. Il faut donc plus de recherches et puis plus de protections.

Ambassadeur des échanges entre la Chine et l'Italie 

A part son rôle en tant que découvreur des vieux bâtiments, professeur Maglioccola sert également d'ambassadeur pour les échanges entre la Chine et l'Italie. Malgré le fait que 11 ans s'écoulent, M. Maglioccola se souvient très bien de sa première visite en Chine: "Pendant un mois, je m'intéresse à toutes les choses, et je voudrais savoir plus sur la culture chinoise". 

A son retour en Italie, M. Maglioccola a réussi à persuader le président de son université (Université Naples-Parthénope) à "faire des choses" avec la Chine. Et dans les années qui viennent, il a visité plus de 20 villes chinoises, dont Qingdao, Dalian, Jinan, Shijiazhuang, Zhengzhou, Shiyan, Chengdu, Chongqing, Kunming et Haikou. Il a organisé des expositions des peintures et des calligraphies chinoises à sa ville natale Naples, et aussi des expositions des artistes italiens à Shijiazhuang (province du Hebei) et à Wuhan.

Aux yeux de M. Maglioccola, le Hubei et l'Italie maintiennent ensemble une amitié solide. Il y a quelques années, la province et la région de Campanie (Italie) ont conclu un accord de coopération stratégique et en 2012, Wuhan et Naples ont établi une relation de jumelage. “Je pense que nous pouvons faire quelque chose dans cette direction, promouvoir l'Italie à Wuhan, et promouvoir Wuhan en Italie. " a-t-il dit.

Expert de la ville de Wuhan 

M. Maglioccola est arrivé à Wuhan en 2013. Après avoir vécu à Wuhan pendant 4 ans, Il est actuellement un expert de la ville. Il connaît bien les petites ruelles mieux que les habitants locaux, et il parle un peu Chinois et peut même distinguer le dialecte régional. Il aime bien parler avec les chauffeurs de taxi, qui sont à ses yeux chaleureux comme ses compatriotes. Et parfois, il fait de la cuisine chinoise mais avec des modifications, par exemple, faire le Reganmain avec les spaghettis.  

Ayant un grand amour pour Wuhan, M. Maglioccola pense que la ville a besoin de plus d’efforts dans les aspects comme la réduction de la pollution et la protection de l’héritage culturel. Et comme un architecte, Il compare la ville à un organisme, et propose que l’intégration devrait être prise en considération lors de la planification urbaine et les expériences avancées des pays étrangers devraient être adoptées lors de la préservation des vieux bâtiments.  

"Certainement le développement de Wuhan suit le bon chemin, mais parfois dans certains aspects, nous devons aller lentement", a dit l’architecte. Il pense que la vie est la plus importante, et les habitants ont besoin de connaître les endroits où ils vivent, et puis ils peuvent mieux prendre soin de la ville.  

 

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